Mouvement 

Chrétien des 

Retraités

RECOLLECTION A BLARU

LE DÉSERT : lieu de la rencontre avec Dieu


Jeudi 21 mars avait lieu notre récollection de Carême au Prieuré de Béthanie à Blaru. Une cinquantaine de participants de Gargenville, Les Mureaux et des groupements paroissiaux d’Aubergenville et Meulan étaient réunis pour l’occasion.


Une belle journée ensoleillée pour prendre du temps, s’arrêter et se mettre à l’écoute de Dieu. Un temps pour faire le point sur notre vie spirituelle et nous préparer à célébrer le Mystère Pascal. 


Le Carême pour entrer dans « le désert intérieur », c’est là que Dieu parle, au plus intime, au plus profond. C’est le lieu de la rencontre où nous découvrons cet espace insoupçonné, où Dieu nous attend.


Le père Baudoin a orienté notre réflexion avec, le matin, un approfondissement du texte du Livre de l’Exode chapitre 3, et l’après-midi avec l’évangile de la Samaritaine, selon st Jean (4, 1-36). Dans ces deux textes nous avons cherché comment s’expriment la passion de Dieu et la passion des hommes. Dans le premier texte, comment ne pas s’émerveiller de cette image de l’amour de Dieu dans le buisson ardent qui brûle sans se consumer et la découverte par Moïse de cet amour. Un amour qui fait vivre. Moïse fait un détour pour voir cette chose extraordinaire, pour se rapprocher de Dieu. Ce détour que nous aussi nous faisons pendant le Carême. Dieu n’abandonne pas son peuple, Dieu accepte nos fragilités.


L’évangile de la Samaritaine, c’est tout une méditation où les choses spirituelles passent par les choses matérielles. C’est l’amour de Dieu dans le désert, la rencontre. Jésus a soif de notre amour. La Samaritaine est délivrée de ses peurs par Jésus et devient source jaillissante de vie.


Une journée intense et trop courte, de prière, de méditation mais aussi de partage.


Merci père Baudoin d’avoir nourri notre réflexion en stimulant notre esprit pour découvrir à travers ces deux textes toute la relation d’amour entre Dieu et les hommes. Sans oublier les extraits littéraires qui venaient en conclusion de chaque cheminement, l’un de Madeleine Delbrel « Les forages de la prière » et l’autre d’Edith Stein « Entrer dans la demeure intérieure ».


Pour conclure, je citerai deux phrases de notre accompagnateur spirituel : « il y a une présence de Dieu dans la conscience de tout homme », et « Il faut garder un lien profond avec Dieu dans la prière. »

Annick Bellicaud